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TRANSCRIPTION ” le Sénat á gauche” rfI

Posted on: October 18, 2011

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Par Frédéric Couteau

« Victoire historique de la gauche au Sénat » : c’est le grand titre du Dauphiné, de la Marseillaise ou encore de Sud Ouest. « Historique », en effet, reprend L’Humanité, Presse Océan, ou encore France Soir. « La prise du Palais », jubile Libération. « Le Sénat bascule à gauche », constate sobrement Le Figaro qui reconnaît qu’en effet, « l’événement est évidemment historique puisque la Haute Assemblée était depuis cinquante-trois ans propriété du centre et de la droite. »
Toutefois, Le Figaro apporte un bémol : « aussi symbolique soit-elle, cette victoire de la gauche doit être relativisée puisqu’elle n’est que la traduction des succès engrangés par le PS depuis plusieurs années lors des élections locales. Or, en mai prochain, il sera question d’enjeu national », s’exclame le journal. Et Le Figaro de conclure : « l’UMP a maintenant sept mois devant elle pour renverser la tendance et éviter un nouveau coup de tonnerre dont les conséquences seraient sans commune mesure avec celui d’hier soir. »
En effet, l’élection présidentielle est désormais en ligne de mire. Et pour Libération, cette prise de palais est une rampe de lancement pour la gauche : « qu’un tel front s’ouvre dans le plus fortifié des bastions de la droite la prive, à l’orée de la présidentielle, d’une dynamique qui profite du coup pleinement à la gauche. Celle-ci ne manquera pas de voir dans la conquête du Sénat la suite logique de ses victoires répétées ces dernières années aux scrutins locaux. Mais surtout, relève Libération, un espoir. »
Défiance généralisée…
On va revenir à la présidentielle… D’abord, les raisons du basculement à gauche du Sénat. En premier lieu, la politique gouvernementale : « hier les délégués des communes qui représentent les trois quarts du corps électoral du Sénat ont présenté au président et à l’UMP la facture de la réforme territoriale, avance La Voix du Nord, avec ses regroupements de communes sous la houlette des préfets, la fusion des conseils généraux et régionaux, la réforme de la taxe professionnelle, les fermetures de services publics dans leurs territoires… »
En effet, renchérit La Montagne, « les grands électeurs ont exprimé leur ras-le-bol de la manière dont le pouvoir les maltraite avec ses réformes mal ficelées, territoriale, fiscale, la carte de l’intercommunalité à la hussarde, ou l’abaissement des services publics. »
Des réformes qui ont été mal digérées donc, mais il n’y a pas que ça… Pour Paris Normandie, « les grands électeurs, conseillers municipaux, généraux ou régionaux, ont manifesté à travers leur vote une relative perte de confiance dans la majorité actuelle, sans doute une défiance vis-à-vis d’une UMP qui n’en finit plus de défrayer la chronique des affaires, et d’un président qui ne parvient pas à remonter dans les sondages… »
Sud Ouest va plus loin encore : « si cette élection restera à juste titre comme historique, c’est parce qu’elle indique combien des élus issus de la France profonde, méprisés et malmenés, ne se reconnaissent plus ou pas dans ce président de la République et dans la politique qu’il prétend incarner. »
Et puis Presse Océan fait la synthèse : « l’UMP (…) paie cash une conjonction de facteurs défavorables : grands électeurs plus roses et verts au fil du temps, élus territoriaux échaudés par les récentes réformes sans oublier des divisions locales calamiteuses, une sensibilité centriste vivace et un climat général plombé, entre crise et affaires à rebondissements. »
Chemin de croix pour Sarkozy ?
Et dans cette optique, la présidentielle ne sera pas un boulevard pour Nicolas Sarkozy…
« La victoire de la gauche au Sénat place le chef de l’Etat au pied du mur, relève Le Parisien. Fragilisée par la crise économique, parasitée par des affaires judiciaires, sa campagne pour 2012 ne pouvait pas plus mal commencer. »
Pour L’Humanité, « à sept mois de l’élection présidentielle, le désaveu est cinglant pour un chef de l’Etat en quête de réélection. » « Nul doute qu’il s’agisse là du dernier et sévère avertissement à l’UMP mais surtout à Nicolas Sarkozy, avant 2012, estime La République du Centre. Dès lors, rien n’est plus décalé que la réaction de l’Élysée, qui a feint l’indifférence en évoquant un résultat ‘mécanique’. Si l’évolution du corps électoral a effectivement joué, remarque le journal, Nicolas Sarkozy a sa large part dans cette déroute dont il voudrait se dédouaner… Certes, la présidentielle obéit à d’autres ressorts, mais, avec un Sénat à gauche, Sarkozy va l’aborder en claudiquant. De plus en plus. »
La Dépêche du Midi parle d’un « avertissement majeur aux oreilles de la droite, notamment de l’UMP, et plus particulièrement du Président. En sanctionnant ce régime, la défaite des sénatoriales annonce la prochaine… »
Enfin, Le Midi Libre est encore plus clair : « à sept mois de la présidentielle, on se demande vraiment comment la gauche peut trébucher sur la route qui mène à l’Élysée. »
tags : France – Politique française – Revue de presse

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